Côte d’Ivoire : « COVID19 » Le Secteur Privé face aux conséquences de la pandemie sur l’économie

Face aux conséquences du Coronavirus sur l’économie ivoirienne, les faîtières du secteur privé, notamment la confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, la chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire et la Plateforme unique des Petites et Moyennes Entreprises de Côte d’Ivoire, sont en discussion avec le gouvernement pour décider, ensemble, des mesures de soutien aux entreprises. En attendant que des décisions soient prises, voici quelques propositions du secteur privé pour résister aux contrecoups de la pandémie.

Lors de son allocution radiotélévisée du 23 mars dernier, le président Alassane Ouattara a indiqué que des discussions sont en cours avec les acteurs du secteur privé pour arrêter ensemble les mesures de soutien aux entreprises, face aux conséquences économiques du Coronavirus. S’il n’a donné aucune indication sur l’ampleur de ces mesures, les opérateurs économiques, eux, savent clairement ce qu’ils souhaitent.

 

Il s’agit notamment de la suppression de tous les impôts et cotisations sociales des secteurs durement touchés : l’hôtellerie, le transport aérien, l’évènementiel, les activités de loisir, l’import-export, etc.

 

Les opérateurs économiques souhaitent également plus de flexibilité dans le règlement des factures d’électricité, d’eau, de téléphone et de loyers, pour toutes les entreprises durant la période de crise. Pour Moussa Diomandé, coordonnateur de la Plateforme unique des Petites et Moyennes Entreprises de Côte d’Ivoire (PU-PMECI), ces mesures permettront de soulager les entreprises qui ont déjà des charges salariales et de production de biens ou de services, à supporter.

 

Il recommande également que le gouvernement amène les grandes entreprises, les opérateurs économiques majeurs et l’État à régler les factures fournisseurs échues, de sorte à donner aux PME de la souplesse dans leurs trésoreries, sous pression en raison de la crise.

S’appuyer sur les banques et créer un fonds de solidarité.
S’agissant des banques, qui sont un maillon essentiel de l’économie, les opérateurs économiques recommandent deux actions fortes.

Il s’agit, d’une part, d’accélérer les traitements des financements en cours de validation ou déjà validés, pour permettre aux entreprises de bénéficier de ressources financières pour soutenir l’activité. Et, d’autre part, de maintenir les découverts et ne pas rejeter les ordres de paiement des entreprises.

 

Les banques devront aussi, grâce à un fonds de garantie souhaité par le secteur privé, accorder des financements importants aux secteurs privés pour se relancer une fois la crise terminée.

 

Ensuite, les acteurs du secteur privé invitent le gouvernement, à l’instar de plusieurs pays occidentaux touchés par la pandémie, à mettre en place un fonds de solidarité pour indemniser les entreprises dont les activités sont touchées par le coronavirus.

 

Outre ces mesures d’urgence, les faîtières du secteur privé recommandent la mise en place d’un comité de veille, composé des représentants de l’Etat et du secteur privé, pour évaluer régulièrement l’impact de la maladie et faire des propositions au gouvernement sur les mesures à prendre.

 

ARSÈNE YAPI
Veilleur des Médias
Le Journal de l’Economie

67 Comments

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